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Arc·à·cheval Tir à l'arc à cheval

Préparer le cheval, l'autre moitié du tir

Désensibilisation au claquement de corde, galop régulier, direction sans les mains : pourquoi on ne s'improvise pas archer sur sa propre monture.

On parle beaucoup de l’arc, des flèches, du rechargement. On oublie que la moitié de la performance repose sur un partenaire qui, lui, n’a rien demandé : le cheval. Un tir à l’arc à cheval réussi commence par un cheval bien préparé — et cette préparation est un travail à part entière.

Le premier obstacle : le bruit et le mouvement

Un cheval non préparé fuit deux choses : le claquement sec de la corde au moment de la décoche, et le mouvement de l’arc qui passe au-dessus de son encolure, d’un côté puis de l’autre. Tant que ces deux stimuli l’inquiètent, le tir est impossible : le cheval se crispe, dévie, casse son galop.

La réponse s’appelle la désensibilisation : habituer progressivement l’animal au son et au geste, jusqu’à ce qu’ils deviennent des non-événements. C’est patient, cela se fait par étapes, et cela explique pourquoi on ne s’improvise pas archer à cheval sur sa monture du dimanche.

Diriger sans les mains

Vient ensuite une difficulté proprement équestre. Pour tirer, le cavalier doit lâcher les rênes : les deux mains sont prises par l’arc et la flèche. Le cheval doit donc être dirigé autrement — par l’assiette, les jambes, le poids du corps. Ce sont les aides fines de l’équitation, poussées à un point que peu de disciplines exigent.

C’est aussi ce qui fait la difficulté des grands rendez-vous internationaux : aux championnats du monde, les chevaux sont loués sur place. Les cavaliers doivent créer en quelques jours, avec une monture inconnue, la confiance qui permet de lâcher les rênes au galop. Le sélectionneur de l’équipe de France résume l’enjeu autour d’un même mot d’ordre : travailler l’adaptabilité, la capacité à se caler très vite sur un cheval qu’on découvre.

Quel cheval ?

Il n’y a pas de race imposée. Ce qui compte, c’est un cheval calme, régulier au galop et désensibilisé. Le format le plus apprécié se situe autour de 1,45 à 1,55 mètre au garrot, souvent avec un peu de sang arabe pour la fluidité de l’allure — mais des poneys, des ibériques ou des pur-sang bien éduqués conviennent aussi.

C’est une bonne nouvelle pour débuter : en initiation, la structure fournit généralement un cheval déjà préparé. Nul besoin d’arriver avec sa monture ni de l’avoir désensibilisée soi-même. Les clubs qui accueillent les débutants sont recensés dans notre annuaire, et le guide pour débuter répond aux premières questions.


Éléments issus du communiqué de la Fédération Française d’Équitation relayé par GrandPrix (mars 2026), reformulés ici.


Page mise à jour le 23 juillet 2026.