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Arc·à·cheval Tir à l'arc à cheval

Débuter le tir à l'arc à cheval

Faut-il savoir monter ? À quel âge ? Pour quel budget ? Les réponses aux questions que tout le monde pose avant de commencer.

Le tir à l’arc à cheval a une réputation intimidante : un cavalier au galop qui lâche les rênes pour tirer, ça ne ressemble pas à une discipline d’entrée de gamme. Dans les faits, c’est plus accessible que ça en a l’air — à condition de comprendre ce qu’on demande vraiment au débutant.

Faut-il déjà savoir monter à cheval ?

Non, pas pour commencer. Plusieurs structures accueillent explicitement les non-cavaliers en initiation, en Belgique comme en France. Les premières séances se font au pas, et souvent sur des installations où le cheval est tenu ou guidé.

Ce qui change, c’est la suite. Le règlement fédéral français prévoit des passages au pas jusqu’au niveau Club 1 — une spécificité pédagogique française — mais dès qu’on aborde les formats de compétition, il faut être capable de galoper en restant stable, sans les mains. C’est là que le niveau équestre devient le facteur limitant, pas le tir.

Autrement dit : on peut découvrir la discipline sans savoir monter, on ne peut pas y progresser sans apprendre à monter.

À partir de quel âge ?

Cela dépend des structures. En Belgique, la Horseback Archery Association Belgium accueille dès 6 ans. En France, plusieurs centres fixent leur seuil d’initiation autour de 10 ans. La FFE structure la pratique par divisions, depuis les niveaux Poney jusqu’à l’Amateur Élite, ce qui laisse une place réelle aux jeunes cavaliers — l’équipe de France 2025 a d’ailleurs remporté l’or Juniors et l’argent Juniors au championnat du monde.

Quel budget ?

Pour le matériel personnel, les fourchettes annoncées par les structures elles- mêmes vont de 75 à 350 € pour un équipement de débutant, avec un ordre de grandeur autour de 175 € pour un ensemble arc + flèches.

Mais ce n’est pas la première dépense à faire : le matériel est très souvent prêté en initiation. Il n’y a aucune raison d’acheter un arc avant d’avoir tiré, ne serait-ce que parce que la puissance et la taille se choisissent en fonction de votre gabarit et de votre technique — voir le guide du matériel.

Quelle licence, quelle fédération ?

En France, le tir à l’arc à cheval est une discipline de la Fédération Française d’Équitation, qui l’a reconnue en 2014. Ce n’est pas une discipline de la fédération de tir à l’arc, ce qui explique une confusion fréquente : les annuaires de clubs de tir à l’arc ne recensent, en pratique, aucune structure d’arc à cheval. Il faut chercher du côté des centres équestres.

C’est précisément le problème que cet annuaire cherche à résoudre : le moteur « Trouver un club » de la FFE ne propose aucun filtre par discipline, et ne permet donc pas de chercher un club de tir à l’arc à cheval.

Où pratiquer ?

La couverture française est très inégale. Trois pôles concentrent l’essentiel de la pratique encadrée :

  • le Nord, autour de l’École Cheval Arc à Maulde, pour le style Kassai ;
  • la Haute-Vienne, autour du Domaine de Gauchoux, pour la compétition internationale ;
  • un ensemble de clubs dispersés en Nouvelle-Aquitaine, en Occitanie et dans l’Ouest.

Consultez l’annuaire par département pour le point le plus proche de chez vous. Si votre département n’y figure pas, cela ne signifie pas nécessairement qu’il n’y a rien : cela peut vouloir dire que nous ne l’avons pas encore trouvé. Dans ce cas, dites-le nous.

Ce qui surprend au début

Trois choses reviennent systématiquement dans les témoignages de débutants.

On ne vise pas. Un arc à cheval n’a ni viseur, ni fenêtre d’arc, ni repose-flèche. Le tir est instinctif, la flèche repose sur la main. C’est déroutant pour quelqu’un qui vient du tir à l’arc classique.

On tire peu de flèches, mais vite. La logique de la discipline n’est pas la précision statique : c’est la cadence en mouvement. D’où des arcs de faible puissance, qu’on peut bander de nombreuses fois en quelques secondes.

Le cheval fait la moitié du travail. Un cheval qui n’est pas désensibilisé au claquement de la corde et au mouvement de l’arc au-dessus de son encolure rend le tir impossible. C’est un travail à part entière, et c’est ce qui explique qu’on ne s’improvise pas archer à cheval sur sa propre monture.


Page mise à jour le 22 juillet 2026.